Le Collectif L’UnitĂ© du Droit a Ă©tĂ© fondĂ© le 13 mars 2004 par MM. Mathieu Touzeil-Divina et Morgan Sweeney … Ces deux Ă©tudiants sont devenus enseignants-chercheurs et vous ont proposĂ© de cĂ©lĂ©brer ensemble … leur 15e anniversaire de Clud 🙂 pendant l’annĂ©e 2019-2020 avec 15 manifestations prĂ©vues.

Ce 13 mars 2020, voilà donc le 16e anniversaire du Clud qui se célèbre !
Bon anniversaire le Clud !

Les précédents gâteaux (merci Albert !) de nos 10 ans au gala des 24 heures du Droit (2014).

HĂ©las la bonne nouvelle est marquĂ©e par d’autres cĂ©lĂ©brations pandĂ©miques ; celles du Covid19.

Alors que bat son plein l’exposition Ă  Toulouse (BU Arsenal) des XV visages et costumes du Droit, elle sera de facto interrompue dès lundi prochain…

Le Marathon du Droit 2020 – 19 mars Ă  Pau – est reportĂ© a priori Ă  octobre 2020.

L’escape game juridique des 15 ans du Clud est Ă©galement reportĂ© ou annulĂ© tout comme le week-end anniversaire (Ă  Lourdes pourtant ^^) les 20-21-22 mars 2020.

Nb : pour l’heure le colloque Louise Michel & le(s) droit(s) prĂ©vu Ă  Marseille le 29 mai 2020 est maintenu.

Nous aurons sĂ»rement l’occasion de reporter tout cela (peut-ĂŞtre mĂŞme lors de nos traditionnelles UniversitĂ©s d’Ă©tĂ© mais, au 13 mars 2020 en tout cas, nous ne le savons pas encore. Et Ă  propos de savon :

Bref, bon anniversaire tout de mĂŞme amies et amis du Collectif l’UnitĂ© du Droit, on se reverra post grippes autour d’un gâteau et de verres dĂ©calĂ©s mais non annulĂ©s !

Par ailleurs, petites et petits veinards : le Clud et ses Editions (L’Epitoge) vous ont concoctĂ© de nombreux ouvrages Ă  lire pendant ces temps de confinement et certains mĂŞmes pour vous redonner le sourire (si si) ! N’hĂ©sitez ainsi pas Ă  vous procurer (en sorties de printemps) :

Les MĂ©langes en l’honneur
du professeur Jean-Louis Mestre :

Collection « Académique »
Volumes VIII & IX :
Des racines du Droit

& des contentieux.
Mélanges en l’honneur du professeur Jean-Louis Mestre

Ouvrage collectif

– Nombre de pages : 442 & 516

– Sortie : mars 2020

– Prix : 129 € les deux volumes.

ISBN / EAN unique : 979-10-92684-28-5 / 9791092684285

ISSN : 2262-8630

Mots-Clefs :

Mélanges – Jean-Louis Mestre – Histoire du Droit – Histoire du contentieux – Histoire du droit administratif – Histoire du droit constitutionnel et des idées politiques – Histoire de l’enseignement du Droit et des doctrines

PrĂ©sentation :

Cet ouvrage rend hommage, sous la forme universitaire des MĂ©langes, au Professeur Jean-Louis Mestre. Interrogeant les « racines Â» du Droit et des contentieux, il rĂ©unit (en quatre parties et deux volumes) les contributions (pour le Tome I) de :

Pr. Paolo Alvazzi del Fratte, Pr. Grégoire Bigot, M. Guillaume Boudou,
M. Julien Broch, Pr. Louis de Carbonnières, Pr. Francis Delpérée,
Pr. Michel Ganzin, Pr. Richard Ghevontian, Pr. Eric Gojosso,
Pr. Nader Hakim, Pr. Jean-Louis Halpérin, Pr. Jacky Hummel,
Pr. Olivier Jouanjan, Pr. Jacques Krynen, Pr. Alain Laquièze,
Pr. Catherine Lecomte, M. Alexis Le Quinio, M. Hervé Le Roy,
Pr. Martial Mathieu, Pr. Didier Maus, Pr. Ferdinand Melin-Soucramanien, Pr. Philippe Nélidoff, Pr. Marc Ortolani, Pr. Bernard Pacteau,
Pr. Xavier Philippe, Pr. François Quastana, Pr. Laurent Reverso,
Pr. Hugues Richard, Pr. André Roux, Pr. Thierry Santolini, M. Rémy Scialom, M. Ahmed Slimani, M. Olivier Tholozan,
Pr. Mathieu Touzeil-Divina & Pr. Michel Verpeaux,

… et pour le Tome II :

M. Stéphane Baudens, M. Fabrice Bin, Juge Jean-Claude Bonichot,
Pr. Marc Bouvet, Pr. Marie-Bernadette Bruguière, Pr. Christian Bruschi,
Prs. André & Danielle Cabanis, Pr. Chistian Chêne, Pr. Jean-Jacques Clère, Mme Anne-Sophie Condette-Marcant, Pr. Delphine Costa,
Mme Christiane Derobert-Ratel, Pr. Bernard Durand, M. Sébastien Evrard, Pr. Eric Gasparini, Père Jean-Louis Gazzaniga, Pr. Simon Gilbert,
Pr. Cédric Glineur, Pr. Xavier Godin, Pr. Pascale Gonod,
Pr. Gilles-J. Guglielmi, Pr. Jean-Louis Harouel, Pdt Daniel Labetoulle,
Pr. Olivier Le Bot, Pr. Antoine Leca, Pr. Fabrice Melleray,
Mme Christine Peny, Pr. Laurent Pfister, Pr. Benoît Plessix,
Pr. Jean-Marie Pontier, Pr. Thierry S. Renoux, Pr. Jean-Claude Ricci,
Pr. Albert Rigaudière, Pr. Ettore Rotelli, Mme Solange Ségala,
Pdt Bernard Stirn, Pr. Michael Stolleis, Pr. Arnaud Vergne,
Pr. Olivier Vernier & Pr. Katia Weidenfeld.

MĂ©langes placĂ©s sous le parrainage du ComitĂ© d’honneur des :

Pdt Hélène Aldebert, Pr. Marie-Bernadette Bruguière, Pr. Sabino Cassese, Pr. Francis Delpérée, Pr. Pierre Delvolvé, Pr. Bernard Durand,
Pr. Paolo Grossi, Pr. Anne Lefebvre-Teillard, Pr. Luca Mannori,
Pdt Jean Massot, Pr. Jacques Mestre, Pr. Marcel Morabito,
Recteur Maurice Quenet, Pr. Albert Rigaudière, Pr. Ettore Rotelli,
Pr. André Roux, Pr. Michael Stolleis & Pr. Michel Troper.

MĂ©langes rĂ©unis par le ComitĂ© d’organisation constituĂ© de :

Pr. Jean-Philippe Agresti, Pr. Florent Blanco, M. Alexis Le Quinio,
Pr. François Quastana, Pr. Laurent Reverso, Mme Solange Ségala,
Pr. Mathieu Touzeil-Divina & Pr. Katia Weidenfeld.

Ouvrage publié par et avec le soutien du Collectif L’Unité du Droit
avec l’aide des Facultés de Droit
des Universités de Toulouse et d’Aix-Marseille
ainsi que l’appui généreux du
Centre d’Etudes et de Recherches d’Histoire
des Idées et des Institutions Politiques (Cerhiip)
& de l’Institut Louis Favoreu ; Groupe d’Ă©tudes et de recherches sur la justice constitutionnelle (Gerjc) de l’UniversitĂ© d’Aix-Marseille.

Les Actes issus du 2e Marathon du Droit :
Lectures juridiques de fictions.
De la Littérature à la pop culture :

Collection « L’UnitĂ© du Droit »
Volume XXVII :
Lectures juridiques de fictions.
De la Littérature à la Pop-culture !

Ouvrage collectif sous la direction de
Mathieu Touzeil-Divina & Stéphanie Douteaud

– Nombre de pages : 190

– Sortie : mars 2020

– Prix : 29 €

– ISBN  / EAN : 979-10-92684-38-4
/ 9791092684384

– ISSN : 2259-8812

Mots-Clefs : Droit & LittĂ©rature – websĂ©ries – Casa de Papel – Servante Ă©carlate – Aya Nakamura – Fictions – pop-culture – fĂ©minisme

PrĂ©sentation :

De la littérature à la pop-culture, voici un recueil de lectures juridiques de fictions.

S’il est Ă©vident que toute fiction ne « parle Â» a priori pas de « droit Â», certains supports fictionnels (ce qui est le cas de nombreux romans identifiĂ©s notamment par le mouvement amĂ©ricain puis international Law & Literature) se prĂŞtent, Ă  l’instar de prĂ©textes pĂ©dagogiques, Ă  l’étude du ou des droits.

C’est Ă  cet exercice, au moyen de quatre supports distincts (un roman, une pièce de théâtre, deux websĂ©ries et un corpus de chansons) que se sont prĂŞtĂ©s – de la littĂ©rature classique Ă  la pop-culture la plus contemporaine – les auteurs du prĂ©sent livre : Jean-Benoist Belda, RaphaĂ«l Costa, StĂ©phanie Douteaud, Julia Even, Marine Fassi de Magalhaes, Julie Goineau, MĂ©lanie Jaoul, Marie Koehl, Dimitri Löhrer, Agnès Louis, Julien Marguin, Yohan Mata, Catherine Minet-Letalle, Marie-Evelyne Monteiro, Isabelle Poirot-Mazères, Sophie Prosper, Hugo Ricci, Catherine Roche, Florent Tagnères, Mathieu Touzeil-Divina, Julie Vincent & StĂ©phanie Willman-Bordat. Introduit par une prĂ©face relative Ă  la pop-culture, au fĂ©minisme et au Droit, l’ouvrage est construit autour de trois parties. La première interroge les reprĂ©sentations (chez Duras et Ionesco) de l’administration dans deux ouvrages de la littĂ©rature française. Par suite, l’opus fait place aux contributions qui avaient Ă©tĂ© prononcĂ©es (le 15 mars 2019 sous la direction de FrĂ©dĂ©ric Davansant, StĂ©phanie Douteaud & Mathieu Touzeil-Divina) lors du colloque du deuxième Marathon du Droit consacrĂ© aux lectures juridiques de deux websĂ©ries : la Servante Ă©carlate et la Casa de Papel. Enfin, le livre se referme avec une postface Ă  deux voix consacrĂ©e Ă  l’analyse hypothĂ©tique du Droit Ă  travers les chansons (et donc ici encore les fictions) d’Aya Nakamura.

Le présent ouvrage, dédié à Bibie et à ses ami.e.s,
a été coordonnée et publié par et avec
le soutien du Collectif L’UnitĂ© du Droit.

Les Actes issus du colloque :
Jaurès & le(s) droits :

Collection
« Histoire(s) du Droit »
Volume IV :
Jean Jaurès

& le(s) droit(s)

Ouvrage collectif sous la direction de
Mathieu Touzeil-Divina, Clothilde Combes
Delphine Espagno-Abadie & Julia Schmitz

– Nombre de pages : 232

– Sortie : mars 2020

– Prix : 33 €

– ISBN  / EAN : 979-10-92684-44-5
/ 9791092684445

– ISSN : 2272-2963

Mots-Clefs : Droit & Politique – Egalité – Liberté – Fraternité – Toulouse – 160e anniversaire – Parlement – Idées politiques

PrĂ©sentation :

Jean Jaurès juriste ?
Tel n’est pas l’objet de dĂ©monstration du prĂ©sent ouvrage. Jean Jaurès (1859-1914) est l’un des plus cĂ©lèbres hommes politiques français et le Collectif L’UnitĂ© du Droit a dĂ©cidĂ© – en un quadriptyque d’études – de confronter les pensĂ©es de quatre hommes et femmes politiques (Jean Jaurès, Louise Michel, Charles Maurras & Charles PĂ©guy) Ă  l’analyse « en Droit Â» de juristes. L’idĂ©e gĂ©nĂ©rale des prĂ©sentes contributions est de faire ressortir dans les Ă©crits de Jaurès des thèmes qui nous ont semblĂ© opportuns en matière de droit(s) et de RĂ©publique(s) et ce, Ă  partir de ses ouvrages mais Ă©galement de ses discours et de son expĂ©rience en tant qu’élu (local et national). L’homme et sa doctrine ont effectivement beaucoup fait l’objet d’études historiques, littĂ©raires, philosophiques et mĂŞme sociologiques mais très peu « en Droit Â» justifiant ainsi la prĂ©sente dĂ©marche. Concrètement, l’opus confronte d’abord la pensĂ©e de Jaurès aux notions juridiques de libertĂ©, d’EgalitĂ© et de FraternitĂ© composant le triptyque rĂ©publicain. Par ailleurs, Toulouse oblige (parce que l’homme y fut universitaire et maire-adjoint), les rapports entre Jaurès, la « ville rose Â» et ses institutions sont Ă©galement abordĂ©s Ă  l’instar – en conclusion – de son hĂ©ritage.

Par ailleurs, la doctrine jauressienne est Ă©galement analysĂ©e au regard du droit parlementaire (et de sa rationalisation) ainsi que des concepts de propriĂ©tĂ© et de RĂ©publique sociales. Y ont participĂ© : FrĂ©dĂ©ric Balaguer, Guillaume Beaussonie, Alain Boscus, Clothilde Blanchon, Gilles Candar, RĂ©my Cazals, Clothilde Combes, Patrick Charlot, Nathalie Droin, MĂ©lina Elshoud, Delphine Espagno-Abadie, Marietta Karamanli, Julia Schmitz & Mathieu Touzeil-Divina.

Le prĂ©sent ouvrage, issu des actes du colloque de Toulouse en date du 03 septembre 2019 matĂ©rialisĂ© le jour mĂŞme du 160e anniversaire de naissance du tribun, a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© grâce au soutien de la FĂ©dĂ©ration Jean Jaurès ainsi que du conseil dĂ©partemental de la Haute-Garonne et du Collectif L’UnitĂ© du Droit. La gravure sur bois qui orne la première de couverture du livre est l’œuvre de M. Matthieu Roussel.

Hors collection :
Du droit chez Aya Nakamura ?

Deux auteurs du Collectif L’UnitĂ© du Droit ont symboliquement dĂ©cidĂ©, en ce 14 fĂ©vrier 2020, jour de Saint-Valentin, de dĂ©clarer respectueusement leur flamme juridique Ă  la chanteuse Aya Nakamura en rĂ©digeant – en son hommage – un ouvrage (extrait d’un opus collectif sur les lectures juridiques de fictions et Ă©galement publiĂ© aux Editions l’Epitoge du Collectif L’UnitĂ© du Droit).

SĂ©rieusement ?
Du Droit chez Aya Nakamura ?
« Y’a pas moyen Â» vous dites-vous !

Et vous avez peut-ĂŞtre raison !

Le prĂ©sent ouvrage, tirĂ© Ă  part collector des Editions L’Epitoge, publiĂ© dans le cadre des festivitĂ©s dĂ©diĂ©es aux 16 annĂ©es du Collectif L’UnitĂ© du Droit, tĂ©moigne des habitudes de travail et de recherche(s) ainsi que de l’objet social mĂŞme dudit Collectif : il est rĂ©digĂ© sur une forme parfois lĂ©gère et enjouĂ©e tout en reposant, au fond, sur une analyse juridique rigoureuse et dĂ©taillĂ©e. Il se veut ainsi accessible sans renier sa vocation acadĂ©mique. Il a par ailleurs Ă©tĂ© conçu en binĂ´me Ă©troit et Ă©galitaire par un professeur d’UniversitĂ© et par un doctorant.

L’opus est construit en trois parties qui interrogent respectivement (après avoir posĂ© les enjeux de l’étude et son prĂ©texte pĂ©dagogique au cĹ“ur du mouvement Droit & LittĂ©rature) : le droit administratif (I), le droit privĂ© (II) et l’UnitĂ© du Droit (III) au cĹ“ur des chansons et des prises de position(s) de l’artiste Aya Nakamura ici dĂ©codĂ©e par deux juristes comme si – elle aussi – appartenait Ă  la communautĂ© juridique. Après cette lecture, « Y’a pas moyen Gaja ? Â», « J’veux du Sarl Â» et tant d’autres titres (vous faisant dĂ©couvrir la chanteuse Ă  travers les droits de la propriĂ©tĂ© intellectuelle, de l’espace ou encore des marchĂ©s publics) n’auront plus de secret pour vous ! Il paraĂ®trait mĂŞme que la chanteuse serait hĂ©gĂ©lienne : « j’crois qu’c’est le concept Â» !

PrĂ©texte(s) pĂ©dagogique(s). En adoptant le prisme de l’UnitĂ© du droit, en abordant la question du droit des femmes et celui des minoritĂ©s qu’incarnent la chanteuse, en confrontant ses Ĺ“uvres Ă  des questions concrètes et contemporaines de droit (comme certaines des restrictions opĂ©rĂ©es en contentieux administratif et ici dĂ©noncĂ©es), en faisant dĂ©couvrir au lecteur des branches mĂ©connues mais pourtant passionnantes (comme le droit de l’espace extra-atmosphĂ©rique), l’article fera rĂ©viser, rĂ©flĂ©chir et apprendre. N’est-ce dĂ©jĂ  pas si mal[7] ? Les auteurs de l’article et du prĂ©sent ouvrage soutiennent en effet que l’étude du droit dans et par ou au moyen de la fiction classique comme contemporaine est un prĂ©texte pĂ©dagogique permettant l’étude des disciplines acadĂ©miques et des concepts et des notions juridiques en dehors de toute application positive. En d’autres termes, il s’agit d’une recherche juridique qui n’a d’autre fin qu’elle-mĂŞme : le plaisir intellectuel de faire du droit. Par ailleurs, les auteurs ne moquent en aucun cas l’artiste, ses textes et ceux qui les Ă©coutent. Ils ont conscience qu’ils jouent de fiction(s) eux-mĂŞmes pour traiter de questions juridiques. Ils assument totalement le fait que le prĂ©sent article n’est qu’une succession de prĂ©textes pĂ©dagogiques Ă  l’étude du / des droit(s) dans un cadre fictionnel et ce, au prisme de l’UnitĂ© du droit. Ils savent pertinemment qu’Aya Nakamura est une chanteuse mais ont dĂ©cidĂ© de l’envisager de manière fictive en juriste en analysant ses textes comme une doctrine juridique ou nakamurienne (sic) qui permettra d’interroger plusieurs pans du droit positif.

l’ouvrage a Ă©tĂ© publiĂ© avec le soutien
et en partenariat Ă©troit avec le partenaire du Collectif L’UnitĂ© du Droit :
Curiosités Juridiques

ObsĂ©dĂ©s textuels. On dit parfois des juristes qu’ils sont des « obsĂ©dĂ©s textuels Â» et qu’ils rĂ©ussissent Ă  trouver sinon Ă  voir du Droit partout y compris lĂ  oĂą il n’y en aurait peut-ĂŞtre pas, de la mĂŞme manière qu’un artiste verrait de l’art potentiel en tout chose. Il y a cependant aussi, Ă  la seule lecture de l’intitulĂ© de cette contribution, des juristes qui vont se sentir rĂ©tifs et rĂ©ticents sinon frontalement hostiles Ă  l’idĂ©e qu’on puisse rechercher et analyser des questions juridiques et politiques dans l’œuvre de Mme Aya Danioko dite Aya Nakamura, chanteuse – dĂ©sormais internationale[1] et populaire – qui n’est effectivement ni juriste ni auteure de doctrine juridique reconnue comme telle.

Les auteurs de l’ouvrage
M. le pr. M. Touzeil-Divina & M. R. Costa

L’objet du droit, c’est l’activitĂ© humaine. Si l’on retient comme nous l’a appris le doyen Foucart[2] que « l’objet principal du droit est l’homme Â», alors il faut nĂ©cessairement que le juriste non seulement acte que toute activitĂ© humaine (y compris fictionnelle) est potentiellement un objet d’étude et d’application juridiques mais encore qu’il appartient au juriste, s’il veut rester connectĂ© Ă  la sociĂ©tĂ© dans laquelle il se trouve, de se prĂ©occuper de tous les faits sociaux qui l’entourent. « Le juriste[3] (Ă  nos yeux) est accompli lorsqu’il sait rester curieux et ĂŞtre attentif Ă  celles et Ă  ceux qui l’entourent. Le juriste n’est plus (ou ne devrait plus ĂŞtre) ce notable sciemment Ă©loignĂ© de la table du repas social. Il est (et doit ĂŞtre) ce commensal impliquĂ© et soucieux des manifestations sociales Â». Or, sur ce point, les faits sont indiscutables : Aya Nakamura est – depuis 2017 (avec la sortie de son premier album Journal intime) et singulièrement depuis que son deuxième opus Ă©ponyme (Nakamura) a Ă©tĂ© promu « disque de platine Â» en 2018 – un vĂ©ritable phĂ©nomène de sociĂ©tĂ©[4]. Par ailleurs, la chanteuse est entrĂ©e en 2019 au classement des 500 artistes les plus Ă©coutĂ©s de la planète ainsi qu’à celui des 50 personnalitĂ©s françaises les plus influentes du monde, dĂ©trĂ´nant jusqu’à Edith Piaf de l’artiste française la plus Ă©coutĂ©e dans certains pays Ă©trangers.

Le juriste qui l’ignorerait ne vivrait ainsi pas dans son époque.

Droit & idées politiques dans des fictions modernes. Il est évident que toute fiction ne parle pas de droit. Certains supports fictionnels (ce qui est le cas des chansons) y sont en revanche plus propices et ce, précisément lorsqu’ils évoquent des phénomènes et des actions ou activités sociales.

En Ă©tant ainsi un reflet, un tĂ©moin, une citoyenne – parfois mĂŞme engagĂ©e – dans ses textes, Aya Nakamura parle d’objets juridiques. Elle donne Ă  jouer avec des images juridiques et judiciaires dès le titre de certaines pistes : La dot, Gangster, Gang (feat. Niska) ou encore Soldat. Puis dans les textes : « Ouais je sens t’as le seum, j’ai l’avocat Â» in Pookie, « A la Bonnie and Clyde, t’es validĂ© […] Suis-moi, tu verras, ça d’viendra illĂ©gal Â» in La dot.

Droit(s) & LittĂ©rature(s). Dans un premier temps, plusieurs universitaires du mouvement Law & Literature[5]ont d’abord considĂ©rĂ© les liens entre droit(s) et fiction(s) Ă  travers les romans et le théâtre principalement. Depuis plusieurs annĂ©es, ce sont les films de cinĂ©ma et les sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es qui ont intĂ©grĂ© ces Ă©tudes juridiques de fictions ce dont tĂ©moigne aisĂ©ment tant pour les romans que pour les sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es le prĂ©sent ouvrage. La littĂ©rature classique comme la pop-culture sont donc bien au cĹ“ur de ces recherches tant juridiques que littĂ©raires. Les chansons[6], en dĂ©crivant des rĂ©alitĂ©s ou parfois des fictions courtes qui sont – en tout Ă©tat de cause – des reflets de l’activitĂ© humaine rentrent donc Ă©galement potentiellement dans cette analyse initiĂ©e par le mouvement Droit & LittĂ©rature.

On notera, et il est important de le souligner ici explicitement, qu’il existe encore dans l’UniversitĂ© française des collègues (qui ne se procureront pas d’eux-mĂŞmes cet ouvrage jugĂ© par eux sĂ»rement insignifiant) qui considèrent encore non seulement qu’ils ont le monopole de ce qui mĂ©rite(rait) d’être Ă©tudiĂ© avec sĂ©rieux mais encore qui dĂ©nigrent celles et ceux – dont nous sommes – qui s’occupent de droit(s) dans des fiction(s) et ce, pour y mener des Ă©tudes juridiques (par eux niĂ©es). Il s’agirait, ont mĂŞme dit certain.e, d’une utilisation dĂ©tournĂ©e voire frauduleuse de l’argent public. Bien sĂ»r que le prĂ©sent article est – aussi – un divertissement. Bien sĂ»r qu’il va parfois proposer des interprĂ©tations capillotractĂ©es dans le seul but d’intĂ©resser un public estudiantin qui, de lui-mĂŞme, n’aurait pas acquis un ouvrage juridique mais, prĂ©cisĂ©ment, tel est bien l’un des objectifs assumĂ©s par ses porteurs et notamment par le Collectif L’UnitĂ© du Droit organisateur : ne plus considĂ©rer les Ă©tudes de Droit comme nĂ©cessairement dĂ©sagrĂ©ables, techniques, surannĂ©es, dĂ©connectĂ©es de la rĂ©alitĂ© et Ă©litistes mais au contraire des Ă©tudes actionnĂ©es par des acteurs et des actrices de ce siècle Ă  l’écoute de la sociĂ©tĂ© et de ses prĂ©occupations et faisant venir Ă  elles et Ă  eux des Ă©tudiants qui auraient sinon Ă©tĂ© rebutĂ©s. Partant, les propositions ici faites ne sont pas que des Ă©lucubrations vides de sens.

Discours du Droit & sur le(s) droit(s). Interprétations réalistes. La présente contribution va donc rechercher dans les textes des chansons d’Aya Nakamura s’il existe – et c’est évidemment le parti pris annoncé – une ou plusieurs dimensions juridiques. Partant, on oscillera – sciemment et volontairement – entre de véritables positions juridiques que nous estimons percevoir chez l’artiste et ce, par exemple dans certains engagements en faveur des droit(s) des femmes mais aussi – ce dont on ne se privera pas – en dénichant parfois du droit là où la chanteuse n’en avait certainement pas volontairement mis ou perçu.

Cela dit, n’est-ce pas lĂ  – prĂ©cisĂ©ment – la force du pouvoir de l’interprĂ©tation juridique que de faire dire – parfois – Ă  un texte ce que son auteur n’a pas nĂ©cessairement cru ou voulu ? Lorsqu’en 1962 le GĂ©nĂ©ral de Gaulle sachant parfaitement que l’article 89 de la Constitution rend impossible une rĂ©vision de la norme fondamentale en proposant directement au peuple de procĂ©der Ă  un changement par voie rĂ©fĂ©rendaire, il interprète le Droit de façon singulièrement extensive, personnelle et largo sensu. Il est Ă©vident que les rĂ©dacteurs de 1958 ne voulaient pas que se rĂ©alise ce qui s’est pourtant accompli en 1962 mais l’interprĂ©tation juridique l’a matĂ©rialisĂ© car – en droit comme en arts[8] – : « Fuori dell’interpretazione, non c’è norma Â» (hors de l’interprĂ©tation, il n’y a pas de norme) ! C’est donc en « interprètes rĂ©alistes Â» que nous allons vous proposer des lectures juridiques de l’œuvre d’Aya Nakamura essentiellement Ă  partir de son album Nakamura (version jaune initiale et Ă©dition Deluxe de l’automne 2019) et ce, autour de trois temps que rĂ©unit l’UnitĂ© du Droit : en droit administratif (I), en droit privĂ© de façon plus gĂ©nĂ©rale (II) ainsi que dans quelques matières dites de spĂ©cialitĂ©(s) juridique(s) (III). Partant, vous allez dĂ©couvrir une Nakamura juriste et mĂŞme spĂ©cialiste.

Voici la table des matières de l’ouvrage :

Introduction                                                                          

I. Aya & le droit administratif                       

     A. Oh ! Gaja !                                                                      

     B. Une nouvelle sĂ©lection administrative :
          la Sagaa                                                                           

     C. Nakamura, spĂ©cialiste du contentieux
          des contrats publics                                                 

II. Aya & le droit privĂ©                                     

     A. Nakamura & le droit des personnes
          et de la famille                                                            

     B. Nakamura & le droit au respect
          de la vie privĂ©e                                                            

     C. Nakamura & le droit des sociĂ©tĂ©s                     

III. Aya & l’UnitĂ© du droit                                

     A. Nakamura & le droit aĂ©ronautique                  

     B. Nakamura & la propriĂ©tĂ© intellectuelle         

     C. Nakamura & la thĂ©orie du Droit                         

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