Sinnbild der Theologie Franz Matsch (1861–1942),

Chère Université,

Nous sommes le 14 février alors symboliquement je te le dis
et te le redis : je t’aime.

Je t’aime parce que transmettre des connaissances
parfois par et avec des émotions
est un plaisir sans cesse renouvelé.

Je t’aime parce que voir des étudiantes et des étudiants
se transformer et conquérir les chemins
de la connaissance est une joie.

Je t’aime parce que faire de la Recherche,
proposer, critiquer, évaluer, contre-évaluer,
se tromper, recommencer, essayer,
est un dépassement continu de soi.

Je t’aime parce que chaque jour
tu te renouvelles & te remets
toujours en question(s).

Je t’aime parce que malgré les orages,
les Lois et les ministres parfois destructeurs,
tu es toujours debout.

Je t’aime parce que tu crois en la Science,
en la Recherche, en l’Enseignement.

Je t’aime parce que tu as le service public
chevillé au(x) corp(s).

Je t’aime parce que les libertés académiques
sont dans tes veines.

Je t’aime parce que tes personnels,
administratifs & enseignants-chercheurs,
croient encore – pour certains – en toi.

Je t’aime parce que l’adjectif universel
t’est consubstantiel.

Je t’aime parce que tes doctorantes
et tes doctorants sont l’avenir.

Je t’aime parce que je veux encore y croire.

Je t’aime parce qu’être là aux côtés des étudiants
et des doctorants fait encore sens en moi (et je l’espère pour eux).

Je t’aime encore suffisamment pour trouver la force de me lever chaque jour
et de me battre pour toi et pour et avec elles et eux.

Je t’aime malgré tout ce que l’on t’impose.

Je t’aime malgré tout ce que l’on m’impose.