Il y a des jours (des reconnaissances & des poiriers) où tout va bien !

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Des jours comme cela on en redemande. Et – je vous assure – aucun lien avec des élections passées et / ou futures et même avec du Droit (enfin presque) !

Il est rare que le présent blawg se prête ou se laisse aller à quelques humeurs non juridiques mais là il me fallait les partager. Aujourd’hui est en effet un jour comme chacun.e. les aime et je ne pouvais pas ne pas partager cette belle émotion avec toi qui me lira (ou pas).

Des petites attentions des un.e.s et des autres avaient déjà fait briller mon soleil ce matin et c’est vrai qu’il fait (presque) toujours beau en mai à Toulouse mais – de surcroît – trois courriers sont venus transformer ce petit soleil en une boule de feu que l’on doit pouvoir observer depuis la lune (si si !) !

  • Premier courrier – électronique – annonçant – au niveau professionnel – le haut patronage d’une belle Institution pour un projet méditerranéen en cours. Quel bonheur ! Quel plaisir de voir une action grandir et être ainsi reconnue et encouragée. Merci !

  • Deuxième courrier – postal – faisant état – au niveaux personnel & professionnel – d’une reconnaissance d’un poids qui – par définition – me pesait tant depuis l’été dernier. Rien d’important matériellement, peut-être un simple symbole mais un soulagement que tu n’imagines même pas (oui je te tutoie cher lecteur / chère lectrice car la plupart des lecteurs habituels de Chez Fouc@rt ont déjà dû abandonner la lecture constatant qu’il n’y aurait quasiment rien – sinon rien – de juridique ou à destination des étudiant.e.s toulousain.e.s dans le présent billet).  Cette reconnaissance est un soleil de plus. Merci(s) !

  • Troisième courrier – en mode colis – reçu de mes parents. Oui on est d’accord là ça devient vraiment très personnel. Comme je te l’ai déjà dit cher lecteur, chère lectrice, Papa est poète (oui regardes ici si tu ne me crois pas ou même là avec sa page wikipédia #plusclassecen’estpaspossible) et parmi les chanteurs et chanteuses que ses mots ont inspiré deux sont particulièrement chères à mes yeux : Francesca Solleville mais aussi Michèle Bernard. Parmi les cinq jours qui ont le plus compté dans ma vie il y a cette fois où j’ai eu l’honneur et surtout le plaisir de chanter (enfin d’essayer de chanter) aux côtés de Francesca sur un texte que Papa avait écrit. Ce jour, quand j’y repense et que les larmes remontent immédiatement à la surface de mes globes oculaires,  passe bien avant celui où j’ai été agrégé par exemple. Et puis… Et puis, il y a Michèle Bernard, la poétesse des mots, l’enchanteresse qui de sa voix et aux côtés de son accordéon charme toutes celles et tous ceux qui l’écoutent et se laissent comme volontairement hypnotiser. Je me souviens avoir été envoûté à chacun de ses spectacles  auxquels j’ai pu assister. Et là…. si “le poirier ne reçoit que très peu de courrier“, aujourd’hui – quant à moi – le facteur m’a gratifié d’un colis envoyé de Normandie. Dans celui-ci, un livre musical : un conte (de Michèle Bernard donc) réalisé à partir de textes de Papa et intitulé : “Un poirier m’a dit” (oui, c’est quelqu’un – enfin un poirier – qui m’a dit). Et ce n’est pas beau … c’est extraordinaire ! Envoûtant ! Rythmé ! A côté les zenfants de “Vois sur ton chemin” (c’est bon ? tu l’as dans la tête pour la soirée ! Désoleyyy) vont faire pâle figure 🙂 Ce sont effectivement des enfants (du CREA) qui interprètent ce conte – destiné notamment aux zenfants mais pas seulement – et qui se laisse écouter avec une joie et un sourire non dissimulés. Michèle Bernard a une force incroyable : elle sait provoquer des sourires même sans prendre la parole, elle sait redonner la joie et l’envie d’aimer, de créer et même (ce n’est pas politique) de “marcher”.  Alors, je me suis levé et j’ai marché. Oh je n’ai pas (encore) dansé mais qu’est-ce que j’en avais envie ! Quelle chouette musique, quels textes extras ainsi sublimés ! Mercis ! Milles Mercis Papa et Michèle. Et toi, tu attends quoi pour te procurer ce conte et l’offrir à ceux que tu aimes ? Peut-être comme moi sombreras tu mais sans te noyer te laissant juste dériver en écoutant “il est une île si petite que les cartes l’ont oubliée ; il est un île si fragile qu’on dirait une bulle de savon“. Peut-être toi aussi auras tu la poire (et non la pêche) avec ce Poirier proche.

Et parce qu’après la poire, chez Fouc@rt on a aussi droit au dessert (voilà le titre d’un futur colloque non ? Droit au(x) dessert(s) !), il est sûrement temps pour moi de déclarer mes flammes.

Un autre poète disait qu’on “ne choisit pas ses parents“, qu’on “ne choisit pas sa famille“. Bein moi, sur ce coup là j’ai eu la plus belle des chances, le plus beau des cadeaux. Il nous est tous arrivé des histoires et des coups durs (et j’ai eu mon lot !) mais côté famille proche (oui, comme le poirier du même nom) j’ai eu et j’ai encore une chance incroyable (allez, incommensurable même) et il était temps que je le leur dise, non ?

  • Bon, pour Papa la déclaration a été faite plus haut, et même parfois, mes étudiant.e.s pourraient en témoigner, en cours avec la lecture de quelques-uns de ses poèmes – sur les arbres notamment mais pas seulement. Papa, merci pour tes mots donc, pour tes “plus bisous” que la terre entière ou presque connaît désormais, pour tes attentions et ta présence, pour les mots magnifiques que tu réussis à écrire alors que nous sommes si nombreux à ne pas savoir le faire, pour tous les clins d’yeux que tu envoies, pour le goût de l’écriture et le “déclic lecture” que j’ai manifestement reçu, Papa Mercis.
  • Maman, tu croyais que je t’avais oubliée ? Moi, ton fils ! Maman, toi qui est toujours là même lorsqu’on ne le mériterait pas. Maman, qui fait passer notre bonheur avant le tien. Toi qui vis pour nous et parfois par procuration(s). Toi qui te force à te taire lorsque tu voudrais crier et nous héler, mercis. Je mesure la chance d’être ton fils et la fierté de porter ton nom. Merci pour le théâtre et l’opéra, pour l’envie de toujours défendre ceux qui n’ont plus de voix, pour tes relectures de bénédictin.e et ta présence continue (même lorsque tu ne le sais pas), pour ma méditerranéité, pour ton goût du voyage transmis et de toutes ces évasions, pour toutes ces attentions que tu sèmes quotidiennement et aussi évidemment pour ton écriture exceptionnelle car ce n’est pas parce que Papa publie davantage et se réalise en poésie(s) que ton talent ne nous a pas autant frappé et touché. Je me souviens de ce qu’en disait Jean-René R. et il avait raison. Tous ceux qui ont lu tes lettres, tes mots, savent combien tu sais t’adresser directement aux émotions et à nos cœurs. Ta parole est chère et elle est toujours réconfortante. Tu es un soleil à toi toute seule et tous ceux et toutes celles qui se sont réchauffé à tes côtés l’ont appris. Maman, mercis.

Le Poirier, on ne sait pas qui t’a semé”.

Moi, je sais. Papa & Maman, je vous aime.

  • Tiphaine, ma sœur, qui – comme Papa – à cette écriture magique et cette apparente facilité (dont je sais qu’elle n’est qu’apparente) à coucher les mots, cette musicalité magique, tu es la plus fantastique des sœurs qu’un frère ait pu rêver d’avoir. Merci pour cette enfance partagée, pour les chemins que tu m’as montrés, les découvertes musicales que j’ai pu grâce à toi écouter, quelques autres que j’ai pu lire, et ces mondes oniriques que toi seule savais et sais encore inventer. Quelle chance ont tes enfants. Tiphaine, ma sœur, qui – comme Maman – a décidé d’aider les autres (et les tiens) quitte à t’effacer tant que d’autres vont au moins mieux, tu es une perle dans l’océan de déchets qui nous entoure. Merci, ma sœur dont je suis fière comme tu n’imagines même pas.

Chère lectrice, cher lecteur, pardonne-moi cet épanchement lacrymal. J’essaierai de ne pas le reproduire souvent pour ne pas que ce blawg a priori académique et juridique ne devienne autre chose que ce pour quoi tu y est sûrement venu.e. … mais tu l’as compris, aujourd’hui est un jour heureux. Un de ceux où tu as envie d’embrasser la vie et de lui dire merci(s).

Merci.

Les citations sont (évidemment ?) extraites de : Bernard Michèle (dir.), Un Poirier m’a dit – d’après les textes de Jean-Claude Touzeil ; 2017 – Abacaba / Le Créa.

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